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En bref : Vouloir un seul outil pour tout piloter est une tentation compréhensible. Le problème, c’est qu’aucune solution ne couvre tous les besoins avec la même qualité. L’alternative n’est pas de multiplier les outils sans logique, mais de combiner intelligemment solutions du marché et applications métier sur mesure, en avançant par lots progressifs. C’est la vision du système d’information modulaire, et c’est la façon dont Appy Makers accompagne PME et ETI.
Appy Makers est un acteur du low-code et du no-code. Notre avis n’est pas neutre, mais honnête.
Le piège de l’ERP ou du logiciel qui fait tout
L’idée est séduisante : un seul logiciel pour piloter l’ensemble du système d’information. Un contrat, un interlocuteur, des données centralisées. Les éditeurs d’ERP et de suites intégrées ont bien compris cet argument et le vendent efficacement aux PME et ETI.
Le problème, c’est ce qui arrive dès la phase de déploiement.
L’outil est performant sur son périmètre de prédilection, par exemple la gestion de production ou la comptabilité, et franchement décevant sur tout le reste. Le CRM est anecdotique, le reporting limité, les workflows impossibles à adapter aux spécificités du métier. On compose, on contourne, on empile des fichiers Excel en parallèle. Le système d’information censé simplifier la vie en crée une autre couche.
Le vrai problème n’est pas le logiciel en lui-même. C’est qu’aucun outil généraliste ne peut couvrir tous les besoins fonctionnels en standard d’une entreprise avec le même niveau de qualité. Prétendre le contraire, c’est accepter des compromis sur des processus qui font parfois toute la différence opérationnelle ou partir sur le sur-mesure dans un outil qui n’est pas fait pour.
L’approche modulaire : une réponse pragmatique
La réponse n’est pas de tout développer sur mesure, ni d’accumuler des outils sans cohérence. C’est de construire un système d’information composé de briques complémentaires, chacune choisie pour ce qu’elle fait vraiment bien.
Un ERP pour la gestion à l’affaire. Un outil SaaS pour les RH. Une application métier sur mesure pour le processus spécifique qu’aucun éditeur ne couvre correctement. Et une vision d’ensemble qui donne de la cohérence à l’ensemble.
C’est ce qu’on appelle un système d’information modulaire. Ce n’est pas un concept nouveau, mais c’est une approche que les PME et ETI ont longtemps laissé aux grandes entreprises, à tort. Les technologies actuelles, low-code et no-code en tête, rendent cette logique accessible et économiquement viable à des structures de taille intermédiaire.
Solutions standard ou application métier sur mesure : comment choisir ?
La bonne question n’est pas « quel logiciel couvre tout ? » mais « quel outil est vraiment le meilleur pour ce besoin précis ? »
Si un besoin est standard, on cherche un outil standard. Gérer des notes de frais, suivre une trésorerie, structurer un CRM : des dizaines de solutions existent, matures, maintenues, accessibles en SaaS. Inutile de réinventer la roue. Le bon réflexe est de choisir la brique la plus adaptée, dotée d’API sérieuses pour s’intégrer au reste du système d’information.
En revanche, certains besoins sont vraiment spécifiques. Le fonctionnement propre à une activité, un processus métier qu’aucun éditeur ne couvre correctement, une logique de données qui ne rentre dans aucune case. Dans ces cas, développer une application métier sur mesure (en low-code ou no-code) est non seulement justifié, mais souvent plus rapide et moins coûteux qu’on ne l’imagine.
Un système d’information modulaire, ce n’est pas 50 applications. C’est un découpage raisonné : le bon outil au bon endroit, ni plus ni moins. La modularité n’est pas une invitation à la dispersion, c’est un principe de clarté.
Schéma directeur et lots : la digitalisation qui se pilote
Une vision modulaire sans méthode reste une belle intention. Ce qui la rend opérationnelle, c’est de commencer par cadrer l’ensemble avant de construire les parties.
Le schéma directeur du système d’information remplit ce rôle. Il permet de définir la cible globale : quelles briques, pour quels besoins, dans quel ordre. Ce n’est pas un document figé, c’est une boussole qui évolue. Mais il évite de se lancer brique par brique sans savoir où l’on va, et de se retrouver avec un SI incohérent quelques années plus tard.
Une fois la vision posée, on découpe en lots de taille raisonnable. Chaque lot a un périmètre restreint, un livrable clair, une valeur métier immédiate. On n’attend pas que tout soit prêt pour commencer à utiliser.
Les avantages sont concrets :
- La gestion de projet est plus simple : un lot à la fois, des décisions plus rapides, moins d’effet tunnel
- Le risque est maîtrisé : si une brique ne donne pas satisfaction, on la remplace sans tout réarchitecturer
- Le coût global est réduit : on investit là où c’est utile, au moment où c’est utile, sans sur-dimensionner dès le départ
- Les équipes adoptent mieux : des changements progressifs sont toujours mieux absorbés qu’une transformation globale imposée en bloc
C’est aussi ce qui rend le système d’information évolutif par nature : quand une technologie vieillit ou atteint ses limites, on change la brique concernée. Pas tout le système.
Et dans votre contexte ?
La vraie question n’est pas de savoir si le système d’information modulaire est une bonne idée en général. C’est de savoir où vous en êtes, concrètement.
Avez-vous une vision claire de votre système d’information cible, ou avancez-vous projet par projet ? Vos logiciels actuels répondent-ils vraiment à vos besoins métier, ou avez-vous appris à faire avec leurs limites ? Y a-t-il des processus spécifiques à votre activité qui mériteraient une application métier dédiée plutôt qu’un outil standard mal adapté ?
C’est exactement ce que nous aidons à clarifier chez Appy Makers : cadrer la vision SI avec le Conseil et l’AMOA, puis construire les briques spécifiques avec la Digital Factory. Une approche qui s’adresse en priorité aux PME et ETI, mais dont la Digital Factory intéresse aussi des structures plus importantes cherchant à développer des applications métier sans repartir de zéro.
Ce sont ces questions qui permettent de savoir par où commencer. Pas par la technologie.


